Installée depuis 2003, une année d‘UNE canicule, j’ai débuté ma 1ere saison de piment d’ Espelette. Comme je n’avais pas encore toute ma liste de clients, professionnels, je l’ai vécu un peu plus insouciante il me semble ou bien le temps passé m’a fait adoucir ce souvenir.
2024 pas d’été, des températures trop fraîches pour le piment et pas que…
2026, c ‘est la « cata », c’est l’inverse, 3 vagues de chaleur, TROIS canicules, pas de pluie. 10 mm du 28 mai au 25 juillet à Halsou. j’ai l’impression de cultiver au mauvais endroit mes légumes et le piment d’Espelette. Cette saison fragilise encore le milieu paysan, nous fragilise donc aussi. Ce mois d’août a débuté et… et !? Qu’est ce qu’il va arriver? Le mal est fait pour certains légumes et pour le piment, nous voyons et nous verrons.J’avais tendance à faire confiance à mes cultures, je pensais qu’elles étaient endurantes ( un peu comme moi) et elles ( comme moi) là elles accusent le coup. 2026 sera exceptionnelle. Le piment d’Espelette est cultivé en plein champ et c’est pour cela qu’il est tant exposé aux aléas climatiques (pas de climatisation, de chapeaux pour se protéger). Nous n’avons pas débuté notre récolte de piment 2026 et normalement à la fin août, début septembre ce sera le cas. En espérant que les piments qui ont résisté à tout çà soient des warriors des « txapeldun*« .
Voilà l’actualité de notre ferme Lurraska, le 5 août 2026

“Être agriculteur, c’est semer avec espoir, récolter avec humilité.”
*champion



